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Micro-foncier ou régime réel : trancher avec un seul calcul

Le seuil, l’abattement, ce que le réel permet de déduire, et le point d’engagement sur trois ans que beaucoup de bailleurs découvrent après avoir choisi.

Tablette posée sur une étagère dans un intérieur épuré

Pour une location nue, le choix du régime fiscal se ramène à une comparaison simple. Ce qui la rend confuse, ce n’est pas le calcul : c’est qu’on la fait souvent une fois, au début, puis qu’on ne la refait jamais — alors que la bonne réponse change avec le temps.

Les deux régimes, en clair

Le micro-foncier s’applique de plein droit si vos revenus fonciers bruts annuels ne dépassent pas 15 000 €. Vous déclarez vos loyers encaissés, l’administration applique un abattement forfaitaire de 30 %, et vous êtes imposé sur les 70 % restants. Aucune charge réelle n’est déductible : l’abattement est censé les représenter toutes.

Le régime réel s’applique au-delà de ce seuil, ou sur option en dessous. Vous déduisez vos charges effectives.

Le calcul qui décide

Une seule question : mes charges réelles dépassent-elles 30 % de mes loyers ?

Si oui, le réel est plus favorable. Si non, le micro-foncier est plus simple et plus avantageux.

Ce qui entre dans les charges déductibles au réel, pour l’essentiel :

Le poste décisif est presque toujours le même : les intérêts d’emprunt. Un bien acheté à crédit dans ses premières années franchit très facilement les 30 %. Un bien détenu sans dette, sans travaux et bien entretenu les franchit rarement.

D’où une conséquence qu’on oublie : le bon régime change. Le réel est souvent gagnant au début de l’emprunt, et le devient de moins en moins à mesure que la part d’intérêts diminue.

L’engagement sur trois ans

C’est le piège classique. L’option pour le régime réel est irrévocable pendant trois ans. Passé ce délai, elle se reconduit tacitement chaque année, et vous pouvez revenir au micro-foncier si vous remplissez les conditions.

Opter pour le réel à cause d’une année de gros travaux, sans regarder les deux suivantes, peut donc coûter plus que ça ne rapporte. Le calcul doit se faire sur trois ans, pas sur l’exercice en cours.

Le déficit foncier

Si vos charges dépassent vos loyers, vous créez un déficit foncier. Il s’impute sur votre revenu global dans une limite annuelle, et la fraction provenant des intérêts d’emprunt suit des règles propres. L’excédent reste reportable sur vos revenus fonciers des années suivantes.

C’est un levier réel, et c’est aussi le point où l’avis d’un professionnel devient rentable : les modalités d’imputation sont techniques, et les montants en jeu justifient de ne pas improviser.

Un mot sur le meublé

Tout ce qui précède concerne la location nue. La location meublée relève des BIC, avec sa propre logique — micro-BIC ou réel, et surtout la possibilité d’amortir le bien, qui change complètement l’équation. Les règles applicables au meublé ont connu plusieurs ajustements récents, notamment pour la location de courte durée : si c’est votre cas, faites vérifier votre situation pour l’année en cours plutôt que de vous fier à un article.

Ce que la tenue des comptes change

Le régime réel ne demande pas de compétence comptable particulière. Il demande des justificatifs classés et des montants exacts, ce qui est un problème d’organisation, pas de fiscalité.

C’est ce que Josefine prend en charge : les loyers encaissés sont rapprochés des baux, les charges sont catégorisées au fil de l’eau à partir de la synchronisation bancaire, et l’export comptable est disponible quand vous en avez besoin. Au moment de la déclaration, la comparaison entre les deux régimes se lit sur des chiffres réels, pas sur une estimation de fin d’année.

Ce qu’il faut retenir

Cet article est fourni à titre d’information générale et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles applicables dépendent de votre situation : vérifiez-les avec un professionnel avant toute décision.

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